Sur Moltbook, réseau social inspiré de la plateforme Reddit mais réservé aux IA, des chatbots écrivent des manifestes, inventent des religions à base de homards et rêvent d’un langage secret à l’abri des humains. De quoi susciter l'inquiétude d'un certain nombre d'observateurs, qui voient dans ces conversations manipulables et souvent bricolées l'avènement d'une superintelligence plutôt que les peurs qui habitent nos imaginaires.
A hacker known as Martha Root broke in and deleted three white supremacist websites at the end of a talk during the annual hacker conference Chaos Communication Congress in Germany.
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Alors que les rites sacrés reculent, la cérémonie du tatouage fait de plus en plus d’adeptes. Au point de devenir un art populaire. En France, un tiers des jeunes sont désormais « porteurs d’encre ». Et si, dans une société où l’engagement vacille, il s’agissait moins de fuir son corps que de se le réapproprier ? On s'est posé la question dans le magazine d'automne 2022 d'Usbek & Rica.
Cent ans après sa création par Howard P. Lovecraft, le Necronomicon fait encore parler de lui. Jusqu’à Buenos Aires, où une légende prétend que le grand écrivain Jorge Luis Borges aurait inscrit le livre au catalogue de la Bibliothèque nationale, du temps où il en était le directeur. Dans la capitale argentine, Usbek & Rica est parti à la recherche de l’unique exemplaire supposé de cet ouvrage maudit. Un article initialement publié dans le numéro 38 de notre magazine.
Chez Frustration, notamment depuis les articles de Rob Grams sur son concept de « bourgeois gaze », ou dans cet article récent de Farton Bink, on s’intéresse beaucoup à la question des classes dans le cinéma. Aujourd’hui, Jules Adam Mendras se penche sur les nombreuses impasses qui découlent de la mise en scène des rencontres inter-classes dans le cinéma français, et sur la mystification qui émane de ce qui est perçu comme une certaine obsession pour un prétendu “réalisme” social, ô combien illusoire et bien souvent révélateur du regard bourgeois.
La situation vient de déraper sérieusement. Suite à un article du Parisien qualifiant GrapheneOS d’outil privilégié des narcotrafiquants, les développeurs de cet OS sécurisé ont pris une décision radicale. Ils annoncent leur départ immédiat de France et la migration de leurs serveurs hébergés chez OVH.
Début octobre, Qualcomm s’offrait Arduino. Fin novembre, la marque tord le cou des fondations Open Source de la société.
Quand Qualcomm se paye Arduino le 7 octobre dernier, cela se passe plutôt bien. La marque promet d’injecter des ressources, lance une carte de développement Arduino Q et promet de ne pas toucher aux éléments fondateurs qui font le succès de ces produits auprès des utilisateurs.
Il n’aura donc pas fallu deux mois pour que Qualcomm ne modifie largement les conditions d’utilisation d’Arduino ainsi que sa politique de confidentialité. Des changements importants qui vont à l’encontre de toute la philosophie Open Source et Open Hardware de la marque historique. Lors de l’annonce du rachat, je soulignais la différence de politique entre les deux entreprises. Un Qualcomm très fermé sur lui-même et jaloux de ses secrets industriels et un Arduino plus ouvert. Cette schizophrénie technologique a semble-t-il été résolue, à la hache.
Le logiciel libre est apparu dans notre éthique de l’ubique comme un point incontournable sur la voie d’une informatique émancipatrice. Nous avons toutefois pris soin de le distinguer d’emblée du logiciel dit « open source ». Or cette tension entre logiciel libre et open source s’avère aussi riche d’enseignements quant à la nature du logiciel que celle que nous avons mise en lumière entre ce que nous avons appelé « le pôle numérique » et le « pôle informatique » de l’ubique. Examinons donc plus en détail ce qui différencie le logiciel libre de l’open source.
Le concept de logiciel libre est né en réaction au moment où le logiciel est devenu une marchandise, au sens capitaliste du terme, c’est-à-dire susceptible de générer de la survaleur. En effet, les logiciels des premiers ordinateurs, destinés aux milieux universitaires, étatiques ou aux grandes entreprises, étaient considérés comme des externalités sans valeur marchande, permettant uniquement d’exploiter ce qui représentait alors la source de profit de l’ubique : la vente de matériel, soit, à l’époque, des ordinateurs gigantesques aux prix exorbitants. Dès lors, les constructeurs d’ordinateurs distribuaient leurs logiciels sans aucune contrainte, en particulier pécuniaire, et sous une forme permettant aux utilisateurs de modifier ces logiciels pour les adapter à leurs propres besoins.
Une proposition de réforme du RGPD a opportunément fuité dans la presse la semaine dernière. Issue de la Commission Européenne, son contenu est comparable à l’effet d’une marée noire sur l’environnement numérique. Les dégâts qu’elle causerait auraient des effets dévastateurs, parfois invisibles, et sans doute irréversibles pour l’ensemble des habitants de l’UE.
Les preuves d’allégeance à l’extrême-droite de la part du monde économique se multiplient en France. Un chemin de collaboration active largement ouvert par les Bolloré, Stérin et consorts, dans lequel s’engouffre désormais une bonne partie d’un patronat prête à se compromettre pour sauvegarder son capital et sa domination. Pourtant, historiquement, on sait que le « fascisme d’affaires » fait surtout les affaires du fascisme, et que ce dernier exige une soumission pleine et entière sous peine d’éradication. Cette histoire, Luchino Visconti l’a magistralement mise en scène en 1969 dans « Les damnés », un film/opéra grandiose et poisseux qui décrit la chute de la maison Von Essenbeck, famille d’industriels de l’acier gangrénée par le vice, l’ambition et l’inextinguible appât du gain.
Après avoir dénoncé les dérives de l’algorithme de notation utilisé par la CAF pour sélectionner les personnes à contrôler, nous abordons ici la question des contrôles CAF réalisés sur signalements policiers. Utilisée par la police comme arme de répression sociale et politique, cette pratique symbolise l’instrumentalisation par l’État des administrations sociales à des fins de contrôle.