Pour ce billet, nous allons nous attaquer à un terme utilisé absolument partout, parfois par réflexe, parfois par abus de langage : l’indépendance. Jeu indé, studio indé, scène indé… Un mot devenu tellement omniprésent qu’il a presque perdu son sens. Parce qu’au fond, de quoi parle-t-on vraiment ? Est-ce une question de budget ? De taille d’équipe ? De pixel art ? Ou est-ce quelque chose de beaucoup plus profond, plus idéologique : un état d’esprit, quasiment une posture artistique et politique dans une industrie devenue ultra-normée ? Et surtout : pourquoi l’indépendance est-elle devenue si essentielle à l’équilibre du jeu vidéo moderne ? Les développeurs indés sont-ils acteurs d’une résistance culturelle ?